S’exercer comme croupier dans un casino permet de gagner mensuellement entre 1000 et 2000 euros. Malgré cela, ce métier n’est pas très vu de bon œil par le public. Mais le point de vu va sûrement changer dans les mois qui viennent. L’État vient en effet d’accorder une reconnaissance au diplôme de croupier.

Le métier est revalorisé

On ne peut plus dire aujourd’hui que rien ne va dans le secteur des casinos en France. Il y a en effet une bonne nouvelle : l’État vient d’affirmer sa reconnaissance du diplôme de croupier à travers un diplôme officiel. Désormais, tous les professionnels occupant ce poste peuvent s’enregistrer dans le registre national de certifications professionnelles. L’arrêté prévoyant le diplôme a été publié le 12 août dernier et désigne le Cerus casino Academy comme le seul établissement pouvant délivrer la certification professionnelle du croupier. La profession change désormais d’image, mais une seule personne (morale) profite pleinement de cet arrêté : l’académie précitée. Tous les jeunes souhaitant devenir croupier vont se bousculer devant la porte de l’établissement au cours de la prochaine inscription. Mais il faut le savoir, avec ou sans ce diplôme, le Cerus Casino Academy recevait toujours un grand monde depuis 2003, année du début de sa reconnaissance par les divers acteurs du secteur des jeux d’argent. Mais bon, avec un diplôme d’État, cette reconnaissance ne pourra qu’accroître. Le métier perdra donc sa valeur de métier destiné aux gens moins diplômés.

Une bonne nouvelle, mais…

Un croupier qui dispose d’un diplôme reconnu par l’État n’aura pas de difficultés à faire face à la concurrence. C’est intéressant d’autant qu’occuper ce poste pourrait rapporter jusqu’à 2000 euros bruts par mois. Et dans les établissements les plus prestigieux, cette rétribution peut dépasser les 2200 euros. D’ailleurs, il faut le savoir, les casinotiers français continuent aujourd’hui de recruter. Cela est dû notamment à l’apparition incessante de nouveaux établissements dans le pays. Mais l’avenir ne semble pas promettre grand-chose. En effet, le secteur a connu, depuis le début de l’année 2012, une baisse de résultats. En 2012, le produit brut de jeux globaux n’avait atteint que les 2,275 milliards, soit 2 % de recul par rapport à l’année 2011. Les 5 premiers mois de l’année 2013 n’étaient pas vraiment brillants. Un recul global de 3 à 4 % a été enregistré au cours de cette période. Au cours de ces cinq dernières années, la baisse atteint les 20 %. Inquiétant.

Le secteur est en difficulté

La plupart des grands acteurs français dans le domaine souffrent de cette baisse globale. Au début de l’année, dans le but de trouver une solution à ce problème, ils ont déposé une requête à la primature afin d’avoir une autorisation d’exploitation de nouveaux jeux. Actuellement, seuls deux des différents jeux demandés ont été accordés, à savoir « La Bataille » et « la roue de la Fortune ». Des discussions sont actuellement en cours pour la libéralisation des autres jeux.