Dans n’importe quel pays dans le monde, les casinos constituent les cibles les plus préférées des braqueurs, après les banques et les bijouteries. Mais avec les améliorations faites depuis quelques années en matière de sécurité, il n’est plus impossible de confondre ces braqueurs. Il y a quelques jours, des personnes soupçonnées d’avoir été membres d’une bande ayant dévalisé deux casinos de la Bouche-de-Rhône ont été interpellées.

Une bande organisée à la kalachnikov

Le 20 septembre dernier, six individus, 5 hommes et une femme, suspectés d’avoir participé à des braquages de deux casinos dans les Bouches-du-Rhône ont fait l’objet d’une interpellation. Les cinq hommes ont été soumis à une mise en examen directement après avoir été arrêtés et placés sous mandat de dépôt. La femme, elle, n’a été placée que sous le statut de témoin assisté.

Les affaires auxquelles on soupçonne la participation de ces 6 individus remontent à l’année 2011. Elles concernent le braquage à deux reprises du casino Pasino d’Aix-en-Provence et le casino Barrière de Cassis. Ces informations viennent d’être confirmées par nos confrères de La Provence.

Le premier braquage a eu lieu à Cassis le 26 février 2011, dans un établissement appartenant au groupe barrière. Il était difficile d’identifier les malfrats, car ils ont été cagoulés. D’ailleurs, comment les témoins pourraient-ils oser identifier des individus armés de kalachnikov ? Dominique Moyal, procureur d’Aix-en-Provence, n’a pas hésité d’employer les termes « manifestement chevronnés » pour qualifier cette opération.

Non loin de là, sur le territoire de la ville d’Aix-en-Provence, un casino en ligne appartenant au groupe Passino avait subit le même sort au cours de la nuit du 17 au 18 avril 2011. L’établissement a perdu 100 000 euros au cours de cette opération. Deux mois après cette attaque, le même casino a été cible d’un commando composé de 5 malfrats cagoulés et armé de kalachnikov. Le mode opératoire faisait penser au cas similaire du Casino Barrière de Cassis. Après 2 années d’enquêtes, les services de sécurité et de justice en charge d’enquêter sur ces affaires ont tiré une conclusion : ces affaires ont été perpétrées par les mêmes individus.

Des rapports avec Adrien Anigo

L’enquête a été vraiment longue, mais ce sont les résultats qui comptent. Les personnes qui s’en chargent sont arrivées il y a quelques semaines à établir des rapports entre les différents individus mis en cause. D’après les dires de l’une d’entre elles, ces affaires ressortent du grand banditisme de l’une des bandes qui s’exerce dans la région n’y est pas étrangère. Dans sa récente publication concernant cette nouvelle, La Provence a cité qu’il y avait des  liens entre les hommes interpellés et Adrien Anigo, le chef du directeur sportif de l’OM, décédé le début du mois de septembre dernier à cause d’un règlement de compte dans le quartier nord de la ville de Marseille. Eh oui, Adrien Anigo était un grand acteur dans un réseau de banditisme marseillais. Il a été déjà interpellé pour une affaire de braquage de bijouterie qui remonte à 2007.